Edition du 31/07/08

Manège Carré Sénart : une machine de savant-fou

Paradoxal ! C’est ce qui pourrait caractériser la nouvelle machine de François Delarozière, qui vient de créer un manège… carré. Et ce n’est pas là sa seule originalité, car il ne s’agit pas d’un simple manège de forain, mais bien d’une œuvre d’art digne de l’imaginaire de Jules Verne. Voyage au centre d’un manège.



Carré Sénart, vous connaissez ? C’est cette zone commerciale qui a vu le jour, au début des années 2000, au cœur des champs de la Seine & Marne (77).

Le Carré, situé sur l’agglomération nouvelle de Sénart (qui regroupe 10 communes sur 2 départements), est installé sur un espace carré de 1.4 km de côté, entouré de longs canaux et ceinturé par une quadruple allée de tilleuls. Un centre commercial a d’abord émergé en 2002, suivi d’un pôle restauration, un bowling ou encore un shopping parc de 20 enseignes qui a ouvert fin 2007.
C’est donc dans ce cadre-là que François Delarozière et les divers responsables de l’agglomération et du centre commercial ont souhaité créer une animation originale pour rendre le site plus attractif. L’artiste, directeur artistique de La Machine – qui a en charge la conception, la réalisation et la mise en œuvre du Manège Carré Sénart – participe depuis une quinzaine d’années à des événements artistiques de grande envergure dans le monde entier. Ainsi, parmi ses créations originales, on peut citer les immenses sculptures mobiles de la Compagnie de rue Royal de Luxe (dont la girafe et l’éléphant), le manège de l’enseigne Catimini et le Manège d’Andréa qui tournent dans de nombreuses métropoles depuis plus de vingt ans.


L’histoire de Manège Carré Sénart

Quand on pense manège, on pense davantage chevaux de bois que bisons ou insectes. Car c’est là toute l’originalité de l’œuvre, véritable bestiaire en mouvement. Les avions et autres chevaux sont ici remplacés par des animaux tout droit sortis de l’imaginaire de l’artiste. Entre Alien et Vingt Mille lieues sous les mers, l’univers du Manège est à la fois fantasmagorique et onirique. Inspiré largement de la nature, « j’ai tout de suite imaginé des scènes agraires peuplées par des buffles », François Delarozière a ensuite laisser filer son imagination pour pondre des créatures aussi réelles qu’improbables telles des buffles, des bisons, des poissons fossiles et autres insectes à l’allure préhistorique.

(25/07/2008)

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